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    la voisine ne discute pas avec son esprit...

     

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    La voisine ne discute pas avec son esprit

    Il a toujours raison…

     

    Elle arrose avec tendresse le paradis,

    De patience et comprehension, 

     

     

    son Ame et son cœur en paix,

    Pour qu’il ne se fane jamais…

    son esprit au repos

    dans l'oubli de ce que l'on croit beau...

     

     

    Ses rides et ses plis racontent librement

    Des peines et des bonheurs d’antan,

    Ils se confondent au spectacle du monde

    Déformé d’étiquettes et définitions…

     

     

    Et son accord lui disait,

    Que tout ce qui se voyait,

     

    S’entendait, se touchait, se goûtait, se respirait…

     

     

    Mais jamais..

     

    jamais ne se nommait...

     

     

    La voisine ne se vit pas en palabre,

    Ni se ment … ni s’enivre…

     

    Elle observe avec tendresse, un arbre

    l’écoute, le touche, le goûte, le respire…

     

     

    Mais ne le nomme pas…

     

     

    Les plis de son écorce témoignent de son grand âge,

    il semble être l’incarnation d’une beauté sage...

     

    Un esprit saint, lointain et incertain...

    résonnant, viscéral, fibre du destin...

     

    Un enfant chéri, plus précieux que ce que l’on peut imaginer,

    Un acte de semence, une vie, dont est issu, l’univers entier..

     

     

    Et ce fut… ce jour.. un acte d’amour…

     

     

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    SalamShalom...

     

     

    Lunelfine.

     

    quand j'ouvre des yeux...

     

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    Quand j’ouvre des yeux,

    Je vois la mort

    La misère sans milieu,

    le bat blesse à tribord…

     

    Plus d’amour plus de joie…

    les petits hommes partent au combat…

     

     

    et Je transporte en moi vos cadavres d’enfants

    Des peuples ensevelis,

    poing levé dans le torrent…

     

     

     

    Quand j’ouvre des yeux,

    je vois des vies emportées…

    Entre vos rires mouilleux

    et des sourires forcés…

     

    Je frappe alors mon cœur

    et le sang se répand

    De toute vos laideurs,

    je cogne mon flanc...

     

     

    Seule dans l’adversité passagère

    ensemble dans vos pensées si amères…

     

    Je transporte en moi vos cadavres d’enfants

    peuples trahis,

    fronts baissés dans l’ouragan…

     

    quand j’ouvre des yeux je vois l’inconstance

    des ports silencieux, la vague à l’âme rance…

     

    Le Diable-Dieu a fait de moi

    une orpheline

    Abandonnée dans vos plaies

    qui se dessinent

    une scandaleuse cherchant l’erreur

    profanatrice du pire pour le meilleur…

     

     

    Seul sans être seul…

     

    Avec le monde et les cadavres d’enfants

    Qui jouaient dans vos chambres auparavant…

     

     

    Quand J’ouvre les yeux,

    je vois l’histoire

    Ombres de pierres et d’écorce

    en mémoire,

    Une porte vers l’urgence et le soin

    des anciennes vies dont on n’ se souvient…

     

     

    Guère…

     

     

    Déjà le reflet d’une autre réalité

    Celle de l’être vivant et mortifié

    Entre un regard qui s’illumine…

     

    Et le couperet

     

    d’une guillotine…

     

     

     

    Je transporte en moi vos cadavres d’enfants

    peuples soumis…

     

    main tenue dans le temps…

     

     

     

    Mais c’est bientôt terminé…

     

    La fin et le recommencement de la lignée…

     

    Mille, mille et mille étoiles

    en paysage de fond sur les toiles

    préviennent du danger en bataille…

    Pauvres chimères que l’on avale…

     

     

    Ainsi Je tombe vos armes pour vous agenouiller

    Veille chaque nuit pour décrire l’aspect…

     

    Ainsi Je tombe vos armes pour vous relever…

    Meurt chaque jour pour vous renaître en paix…

     

     

    Quand j’ouvre les yeux je vois l’Amour et l’instance…

     

    au fond de vos bleus…

     

    le mystère du silence…

     

     

    de la science…

     

     

    l’impermanence…

     

     

    Salam Shalom

     

     

    Lunelfine...