lucie's profileDes mots sur des maux et...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
la voisine ne discute pas avec son esprit...
La voisine ne discute pas avec son esprit Il a toujours raison…
Elle arrose avec tendresse le paradis, De patience et comprehension,
son Ame et son cœur en paix, Pour qu’il ne se fane jamais… son esprit au repos dans l'oubli de ce que l'on croit beau...
Ses rides et ses plis racontent librement Des peines et des bonheurs d’antan, Ils se confondent au spectacle du monde Déformé d’étiquettes et définitions…
Et son accord lui disait, Que tout ce qui se voyait,
S’entendait, se touchait, se goûtait, se respirait…
Mais jamais..
jamais ne se nommait...
La voisine ne se vit pas en palabre, Ni se ment … ni s’enivre…
Elle observe avec tendresse, un arbre l’écoute, le touche, le goûte, le respire…
Mais ne le nomme pas…
Les plis de son écorce témoignent de son grand âge, il semble être l’incarnation d’une beauté sage...
Un esprit saint, lointain et incertain... résonnant, viscéral, fibre du destin...
Un enfant chéri, plus précieux que ce que l’on peut imaginer, Un acte de semence, une vie, dont est issu, l’univers entier..
Et ce fut… ce jour.. un acte d’amour…
SalamShalom...
Lunelfine.
quand j'ouvre des yeux...
Quand j’ouvre des yeux, Je vois la mort La misère sans milieu, le bat blesse à tribord…
Plus d’amour plus de joie… les petits hommes partent au combat…
et Je transporte en moi vos cadavres d’enfants Des peuples ensevelis, poing levé dans le torrent…
Quand j’ouvre des yeux, je vois des vies emportées… Entre vos rires mouilleux et des sourires forcés…
Je frappe alors mon cœur et le sang se répand De toute vos laideurs, je cogne mon flanc...
Seule dans l’adversité passagère ensemble dans vos pensées si amères…
Je transporte en moi vos cadavres d’enfants peuples trahis, fronts baissés dans l’ouragan…
quand j’ouvre des yeux je vois l’inconstance des ports silencieux, la vague à l’âme rance…
Le Diable-Dieu a fait de moi une orpheline Abandonnée dans vos plaies qui se dessinent une scandaleuse cherchant l’erreur profanatrice du pire pour le meilleur…
Seul sans être seul…
Avec le monde et les cadavres d’enfants Qui jouaient dans vos chambres auparavant…
Quand J’ouvre les yeux, je vois l’histoire Ombres de pierres et d’écorce en mémoire, Une porte vers l’urgence et le soin des anciennes vies dont on n’ se souvient…
Guère…
Déjà le reflet d’une autre réalité Celle de l’être vivant et mortifié Entre un regard qui s’illumine…
Et le couperet
d’une guillotine…
Je transporte en moi vos cadavres d’enfants peuples soumis…
main tenue dans le temps…
…
Mais c’est bientôt terminé…
La fin et le recommencement de la lignée…
Mille, mille et mille étoiles en paysage de fond sur les toiles préviennent du danger en bataille… Pauvres chimères que l’on avale…
Ainsi Je tombe vos armes pour vous agenouiller Veille chaque nuit pour décrire l’aspect…
Ainsi Je tombe vos armes pour vous relever… Meurt chaque jour pour vous renaître en paix…
Quand j’ouvre les yeux je vois l’Amour et l’instance…
au fond de vos bleus…
le mystère du silence…
de la science…
l’impermanence…
Salam Shalom
Lunelfine...
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